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SAGA Algérie-Maroc: 1ère partie épisode 1

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Première partie de la SAGA Algérie-Maroc, historique des confrontations, la Gazette du Fennec plonge dans le passé et retrace les matchs officiels joués à domicile.


Au programme de ce 1er épisode, flashback sur le tout premier match officiel de 1969 comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 1970 avec le témoignage exclusif de El Hadi BENTURKI.

 


 

 

9 mars 1969


Algérie 2 – Maroc 0

 


La fiche technique :


Stade 20-Août  (Alger) - éliminatoires Coupe d’Afrique des nations. Arbitre Moncef Ben Ali (Tunisie) –

Buts : Khalem (10'), Natouri (20') pour l’Algérie

 

Algérie: Abrouk, Attoui, Bourouba, Tahar, Hadefi, Seridi, Natouri (Berroudji), Freha (Benturki), Selmi, Achour, Khalem

Entraîneur : Amara.

 

Maroc: Allal, Abdallah, Filali, Boudjemaâ, Cherkaoui, Maroufi, Tazi, Maâti, Houmane, Bamous, Ghazouani

Entraîneur Cluzeau et Settati.

 

 

 

Les buts :


Ça devait faire 4 à 0


Les Verts l’avaient certes emporté avec autorité, mais selon la presse de l’époque, la domination des Algériens était tellement criarde qu’il y avait de la place pour d’autres buts, au moins deux : une reprise de la tête de Kalem renvoyée par le montant de Allel et un but injustement refusé à Fréha.

 

10’ Fréha fait des siennes au milieu de la défense marocaine et sert Kalem qui ouvre la marque.

 

20’ Centre tir de Fréha, Achour prolonge du pied gauche et Natouri accompagne le ballon au fond des filets de Allel.

 

 

 

L’évènement :


Houari Boumediène était présent


Durant les quelques années qui ont suivi l’indépendance de l’Algérie, les deux pays voisins filaient le parfait amour. Pas moins de quatre matchs amicaux en aller et retour ont été programmés entre 65 et 68. La preuve au cours de ce premier Algérie – Maroc officiel, le président Houari Boumediène n’a pas hésité à assister à la rencontre après avoir serré la main aux 22 acteurs et au trio d’arbitres tunisiens. Le défunt président n’était pas seul puisqu’il était accompagné par l’ambassadeur du Maroc en Algérie M. Youcef Belabbès et le secrétaire général de l’OUA présent à Alger pour présider la réunion des ministres de Travail africains.

 

 

La presse de l’époque :


Le rajeunissement opéré par Saïd Amara salué


Après la rentrée en matière timide lors de la CAN-68 et l’élimination au premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 70 par les Tunisiens, Saïd Amara ancien du FLN qui venait juste de mettre un terme à sa carrière de football remplace au pied levé le Français Lucien Leduc.

Premier match et première décision du nouveau coach : le rajeunissement salué par la presse de l’époque. Ainsi des joueurs qui sortaient juste de la catégorie junior auront leur chance avec les A. On citera pêle-mêle Kamel Berroudji (OMR), El Hadi Benturki (USMB), Abdelkader Fréha (MCO). Une politique qui a porté ses fruits, mas pas pour longtemps.

 

 

Le chiffre :


Un seul joueur pro sur le terrain


Les premières sélections algériennes port-indépendance étaient composées essentiellement de joueurs évoluant en France. Avec le temps et les problèmes rencontrés par les joueurs professionnels à rejoindre la sélection de leur pays, la tendance a vite changé au profit des locaux. Ainsi et à l’occasion de cet Algérie – Maroc de 69, il n’y avait qu’un seul professionnel sur le terrain : Rachid Natouri formé à a JSM Béjaïa et qui a fait toute sa carrière en France (Angoulême, Chaumont, Boulogne, Metz, Troyes, Ajaccio et Blois). Cet ailier de poche petit et très rapide ne fera finalement pas long feu en sélection avec 5 sélections et un petit but justement au cours de ce match du 9 mars 1969.

 

 

Le témoignage


El Hadi Benturki : « Ce qui m’a marqué ? La présence du public sur la piste cyclable »



« C’est très difficile de se rappeler d’un match joué il y a 42 ans, mais je garde encore quelques images de cette rencontre face aux Marocains. Contrairement à ce que les gens peuvent penser aujourd’hui, aucune tension n’entourait ce match, c’est une rencontre tout à fait ordinaire bien que nous avions en face les futurs mondialistes dont Bamous et Allel les stars marocaines de l’époque. Le jeune joueur que j’étais avait du mal à se frayer un chemin parmi les stars du CRB de l’époque qui constituait l’ossature de l’équipe nationale, mais on avait la chance Hadefi, Berroudji, moi et d’autres jeunes d’avoir des sélectionneurs courageux qui n’hésitaient jamais à donner leur chance aux jeunes.


Toutefois et ce qui m’a le plus marqué de ce match et des autres rencontres de l’époque, c’est que lorsque les gradins étaient pleins, on ouvrait les portes qui menaient vers le terrain aux supporters qui suivaient le match depuis la main courante juste derrière le banc des remplaçants. Pourtant, on n’a jamais enregistré le moindre débordement car on avait affaire à des gens disciplinés qui était là pour regarder un match, sans plus. Aujourd’hui et alors que les supporters sont dans les gradins, on n’est jamais sûr de rien. Feu Houari Boumediène au stade, on y était habitués car le président venait même discuter avec nous au centre de préparation de Sidi Moussa.


Enfin, je tiens à rappeler que s’il n’y avait pas trop de joueurs professionnels à l’époque, c’est que les locaux étaient d’égale valeur, parfois même supérieurs aux pros.»

 


Rédaction: La Gazette du Fennec

Mise à jour le Vendredi, 27 Mai 2011 13:57
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Par :
A.A.

Le :
23/03/11 23:40

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